Clascotérone (Breezula®) contre la chute des cheveux : est-ce que ça marche, et quoi ? | Hairmedico | Dr. Arslan
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Clascotérone (Breezula®) et alopécie androgénétique : ce qu’il faut vraiment savoir avant d’y croire

Introduction

L’alopécie androgénétique est la cause la plus fréquente de chute de cheveux chez l’homme et la femme. Elle évolue lentement, souvent sur plusieurs années, et touche à la fois l’apparence, la confiance en soi et la qualité de vie.
Dans ce contexte, chaque nouveau traitement annoncé comme « innovant » suscite naturellement beaucoup d’espoir.

Le clascotérone (Breezula®) fait partie de ces nouvelles molécules qui attirent l’attention, notamment parce qu’il promet une action locale, sans exposition hormonale systémique. Mais que peut-on réellement en attendre ? Est-il efficace ? Pour qui ? Et surtout, peut-il remplacer une greffe de cheveux ?

Cet article a pour objectif de répondre à ces questions de manière claire, honnête et médicalement fondée, sans exagération ni discours commercial.

Qu’est-ce que le clascotérone (Breezula®) ?

Le clascotérone est un antagoniste topique des récepteurs androgéniques.
Contrairement aux traitements systémiques, il n’agit pas sur la production hormonale globale, mais directement au niveau du follicule pileux, là où la chute de cheveux se joue réellement.

✔ action locale ciblée
✔ absence de suppression hormonale systémique
✔ logique de traitement de maintien

Son objectif n’est pas de faire repousser des cheveux définitivement perdus, mais de ralentir l’évolution de l’alopécie androgénétique en protégeant les follicules encore viables.

Pourquoi les cheveux tombent-ils dans l’alopécie androgénétique ?

L’alopécie androgénétique repose sur une sensibilité génétique des follicules aux androgènes, principalement à la dihydrotestostérone (DHT).

Le mécanisme biologique, simplement expliqué

✔ la testostérone est transformée en DHT par la 5α-réductase
✔ la DHT se fixe sur les récepteurs androgéniques folliculaires
✔ le follicule se miniaturise progressivement
✔ la phase de croissance (anagène) se raccourcit
✔ les cheveux deviennent de plus en plus fins
✔ à terme, le follicule cesse de produire un cheveu visible

Une fois qu’un follicule est définitivement détruit, aucun traitement médicamenteux ne peut le recréer. C’est une réalité biologique essentielle à comprendre.

Comment agit réellement le clascotérone ?

Le clascotérone agit en bloquant les récepteurs androgéniques au niveau du follicule pileux, empêchant ainsi la DHT d’exercer son effet local.

Objectifs cliniques du traitement

✔ réduire la stimulation androgénique locale
✔ ralentir la miniaturisation folliculaire
✔ préserver les cheveux existants
✔ éviter les effets indésirables systémiques

Il s’agit donc d’un traitement préventif et stabilisateur, et non d’un traitement régénératif.

Clascotérone 1 % vs Clascotérone 7,5 %

Clascotérone 1 % (Winlevi®)

Le clascotérone 1 % est approuvé pour le traitement de l’acné. Son intérêt dans ce domaine a permis de valider le principe de l’anti-androgénie locale.
Cependant, son utilisation contre la chute de cheveux reste hors indication officielle.

✔ sécurité dermatologique validée
✔ utilisation capillaire hors AMM

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Clascotérone 7,5 % (Breezula®)

Cette concentration a été spécifiquement développée pour l’alopécie androgénétique et évaluée dans des essais cliniques de phases II et III.

✔ formulation optimisée pour le cuir chevelu
✔ pénétration folliculaire ciblée
✔ impact systémique minimal

Que montrent réellement les études cliniques ?

Les données cliniques actuellement disponibles indiquent :

✔ une augmentation modérée de la densité capillaire dans les zones traitées
✔ un ralentissement significatif de la progression par rapport au placebo
✔ une meilleure stabilité du cycle pilaire

Mais un point doit être clairement compris :

✔ le clascotérone ne crée pas de nouveaux follicules pileux
✔ les améliorations observées reflètent la préservation des cheveux existants
✔ il ne s’agit pas d’un mécanisme de repousse ou de régénération

Quand le clascotérone est-il réellement utile ?

Le clascotérone est particulièrement pertinent dans les situations suivantes :

✔ alopécie androgénétique précoce à modérée
✔ éclaircissement diffus, notamment au vertex ou au mid-scalp
✔ présence de follicules encore actifs
✔ patients souhaitant éviter les traitements systémiques

Dans quels cas le clascotérone est peu ou pas efficace ?

C’est une partie essentielle, souvent absente des discours marketing.

Le clascotérone est peu efficace en cas de :

✔ calvitie avancée avec zones totalement glabres
✔ perte capillaire ancienne et stabilisée
✔ attentes de repousse sur des zones totalement dégarnies

Dans ces situations, la greffe de cheveux reste la seule solution restauratrice.
👉 Pour comprendre cette approche chirurgicale, vous pouvez consulter notre page dédiée à la greffe de cheveux.

Clascotérone vs finastéride : faut-il vraiment choisir ?

Le finastéride agit en réduisant la production systémique de DHT.
Le clascotérone agit en bloquant l’action de la DHT localement.

✔ finastéride : action plus puissante, mais systémique
✔ clascotérone : action plus ciblée, sans exposition hormonale globale

Dans la pratique clinique moderne, il ne s’agit pas toujours d’un choix exclusif, mais d’une stratégie individualisée, discutée avec le patient.

Clascotérone et greffe de cheveux : une approche complémentaire

La greffe de cheveux permet de restaurer définitivement les zones où les follicules sont détruits.
Cependant, elle n’arrête pas le processus androgénétique affectant les cheveux non greffés.

Après une greffe, le clascotérone peut :

✔ protéger les cheveux natifs autour des greffons
✔ ralentir la miniaturisation progressive
✔ préserver l’harmonie esthétique à long terme

Il n’a aucun effet négatif sur la survie ou la croissance des greffons transplantés.
Pour en savoir plus sur les techniques utilisées, consultez nos pages sur la technique FUE et la technique DHI.

Que se passe-t-il si l’on arrête le clascotérone ?

Le clascotérone agit tant qu’il est utilisé.

✔ l’effet stabilisateur diminue progressivement après l’arrêt
✔ la chute liée à l’alopécie androgénétique peut reprendre
✔ les cheveux greffés ne sont pas affectés

Comme tout traitement de maintien, la continuité conditionne son efficacité.

Une stratégie moderne : la thérapie combinée

Les meilleurs résultats sont obtenus grâce à une approche globale associant :

✔ traitements topiques ou oraux adaptés
✔ thérapie PRP
✔ soins médicaux du cuir chevelu
✔ optimisation du mode de vie et de la nutrition

Cette approche intégrée est aujourd’hui la norme dans les centres spécialisés en restauration capillaire.

Tolérance et utilisation à long terme

Grâce à son action locale, le clascotérone présente :

✔ une bonne tolérance
✔ une excellente observance
✔ très peu d’effets indésirables systémiques

Il est donc compatible avec une utilisation prolongée, indispensable dans une pathologie chronique comme l’alopécie androgénétique.

En résumé

✔ la greffe de cheveux restaure ce qui est perdu
✔ le clascotérone ralentit ce qui progresse
✔ les meilleurs résultats reposent sur une stratégie combinée et planifiée

Pour voir des résultats concrets, vous pouvez également consulter nos avant / après greffe de cheveux.

Questions fréquentes sur le clascotérone et la greffe de cheveux

1. Le clascotérone fait-il repousser les cheveux ?

Non. Le clascotérone ne permet pas de créer de nouveaux follicules pileux.
Son rôle est de préserver les cheveux existants et de ralentir la miniaturisation folliculaire dans l’alopécie androgénétique.

2. Le clascotérone est-il efficace contre l’alopécie androgénétique ?

Oui, principalement dans les formes précoces à modérées.
Il aide à ralentir la progression de la chute et à stabiliser les cheveux existants, mais il ne s’agit pas d’un traitement curatif.

3. Que se passe-t-il si l’on arrête le clascotérone ?

Après l’arrêt, l’effet stabilisateur diminue progressivement.
La chute de cheveux androgénétique peut reprendre avec le temps, tandis que les cheveux greffés ne sont pas affectés.

4. Le clascotérone est-il meilleur que le finastéride ?

Il n’est pas “meilleur” dans l’absolu, mais différent.
Le finastéride agit de façon systémique, tandis que le clascotérone agit localement au niveau du follicule, ce qui peut convenir aux patients souhaitant éviter une exposition hormonale systémique.

5. Le clascotérone a-t-il des effets secondaires ?

Le clascotérone présente une bonne tolérance clinique.
Grâce à son action locale, les effets indésirables systémiques sont minimes voire inexistants. De légères réactions locales peuvent survenir mais restent rares.

6. La chute de cheveux peut-elle continuer après une greffe capillaire ?

Oui.
La greffe capillaire restaure les zones dégarnies, mais n’interrompt pas le processus androgénétique qui affecte les cheveux natifs non greffés.

7. Faut-il prendre un traitement après une greffe de cheveux ?

Dans de nombreux cas, oui.
Les traitements médicaux postopératoires aident à protéger les cheveux existants, à ralentir la chute future et à maintenir une harmonie esthétique à long terme.

8. Un traitement médical peut-il remplacer une greffe de cheveux ?

Non.
Les traitements médicaux peuvent préserver les cheveux présents, mais ils ne peuvent pas restaurer des zones où les follicules ont été définitivement détruits. La greffe reste la seule solution restauratrice.

9. Que deviennent les cheveux natifs après une greffe capillaire ?

Les cheveux natifs continuent d’évoluer selon leur programmation génétique.
Sans traitement de maintien, ils peuvent continuer à s’affiner et tomber, créant un contraste avec les cheveux greffés.

10. Une greffe de cheveux est-elle permanente sans traitement médical ?

Les cheveux greffés sont permanents.
Cependant, le résultat global peut perdre en équilibre si la chute des cheveux natifs se poursuit sans prise en charge médicale.

Ce contenu a été approuvé par le Dr Arslan Musbeh.